Histoire des idées politiques - 3

Louis N B pense que c’est l’heure de la restauration impériale. La police est courant, et le Gouvernement de Louis Philippe va confirmer la loi d’expulsion de la famille B de France. Mais le 22 juillet 1832 : on apprend la mort de N2 : le fils de N1er est mort de la tuberculose, à 23 ans, sans alliance ni postérité.

Sa mort va provoquer un profond désarroi chez les bonapartistes, privés de l’héritier naturel de N. Mais un jeune homme a pris conscience de son héritage et de ce que laisse son cousin défunt à son profit. Si dans l’esprit général des bonapartistes « tout est fini », ceux qui vont rêver le retour son les républicains. C’est par ce ralliement qu’en 1830 le mouvement républicain va acquérir sa base populaire. Autrement dit ils ont du fusionner avec les bonapartistes pour pouvoir atteindre les masses grâce à la faveur du culte napoléonien, qui s’est fortement développé en France.

Le napoléonisme va maintenant clairement remporter sur le culte du bonapartisme : son culte bloque le bonapartisme en 1830. Mais le prince Louis NB ne l’entend pas de cette oreille

2) Louis N B

C’est un héritier « du plus grand nom de nos annales », cf V. Hugo, admiratif. En effet LNB n’est pas destiné à reprendre le flambeau de la cause impériale, le rôle de chef de la maison B est dévolu à l’aiglon, le duc de Reichtat, que l’empereur d’Autriche consigne à Viennes. Seulement, le 22 juillet 1932, l’aiglon meurt.

Ainsi le prince LB va être propulsé au devant de la scène politique, et plus précisément du mouvement bonapartiste. Il n’y est pas néanmoins pas tout à fait pour rien : LN, qui n’accepte pas la fatalité, voit l’occasion de moderniser le mouvement bonapartiste qui se noie dans la légende napoléonienne car, pour LB, le bonapartisme doit être la modernité et un mouvement agissant.

LB, né en 1808, puis à la suite de la loi d’exil est contraint de vivre avec sa mère en Suisse. Il va suivre quelques études et son précepteur va être Philippe Le Bas, est un ancien fonctionnaire de préfecture. Pendant ce temps il va indiquer sa philosophie jacobine à LN parce qu’il est le fils d’un conventionnel qui a voté la mort de Louis XVI et qui a été secrétaire de Robespierre.

En 1827 LB est imprégné de l’idée de la souveraineté du peuple, de l’émancipation des peuples opprimés, de l’égalité et de la liberté. Le soucis du peuple est tout entier dans l’éducation de LB. Si ce n’est pas Le Bas qui lui dit que le peuple est souverain c’est sa mère qui lui dit, cf lettre « le peuple qui donne a le droit d’ôter […] les B doivent se rappeler que toute puissance vient de la volonté populaire, ils doivent en attendre l’expression et s’y conformer, leur fut-elle contraire ».

Adolescent, LB quitte son exil suisse pour aller rejoindre son frère, Napoléon Louis et son père en Italie. Il va voir le pays comme un vaste laboratoire d’expérience, et son frère est investit dans le mouvement révolutionnaire qui lutte pour l’unité italienne – alors divisé en petites principautés, sous l’influence du pape ou de l’administration de l’Autriche.

Voyant son frère investit dans cette double-guerre, LB va adhérer à la société secrète des Carbonari ??. Les deux frères s’engagent donc, fusil à la main avec les patriotes italiens. Dans les années 1830 l’Italie s’embrase, et face à la compétence de tous les princes italiens le pape va faire appel aux armées autrichiennes pour rétablir l’ordre partout. Les insurgés sont battus néanmoins et les deux frère contraints de fuir, et les Carbonari les invitent quitter le mouvement.

Or impossible de retourner en France ou chez leurs oncles, car la famille B les a désavoué depuis la chute du 1er empire pour vivre en bourgeois, principalement en Italie. Dans le fuite un drame : le 17 mars 1831 NL meurt de la rougeole, et son frère l’a attrapé aussi. Se fait sauver pas sa mère. Hortense va demander à Louis Philippe la permission de revenir en France, alors que la monarchie de juillet fait revenir les cendres de N - + fin de construction de l’arc de triomphe des armées napoléoniennes. Il refuse, sauf si LB accepte d’abandonner son illustre nom, de devenir à la place de duc de Saint Lo ??. Cette insulte va le conduire à poser une haine contre Louis Philippe. Comme le deal ne fonctionne pas il est obligé de quitter la France pour l’Angleterre. Il va de là penser à la manière de renverser le régime.

A Londres il cotoie la haute société française et tous ceux qui pourraient l’aider à réaliser son projet de coup d’E contre LP. Lorsque N2 meurt, il devient le prétendant officiel de la cause bonapartiste. Comme maintenant son nom, B, est celui sur lequel se posent toutes les espérances des nationales de toute l’Europe, alors par exemple les polonais vont lui demander de prendre la tête de leur insurrection contre la Russie et l’Autriche – il refuse, et quelques semaines plus tard les polonais se font massacrer.

LN profite néanmoins de son séjour pour voir quelle est la conséquence de la révolution industrielle. Il va parcourir ville après ville, pour admirer les progrès de l’industrie. Mais en Ecosse et à Liverpool il se rend compte du désarstre de la révolution industrielle, il est effrayé par le coup que cela implique pour la santé des ouvriers.

Il va se mettre à réfléchir à quelles solutions apporter à ces ouvriers pour atténuer les effets. 1833 il trouve le moyen de retourner en Suisse et va s’engager dans l’armée helvétique, dans l’artillerie (comme N). C’est un crève coeur de servir une armée qui n’est pas celle de son pays mais il n’a pas le choix : il veut rendre à son pays d’adoption ce qu’il lui a donné dans sa jeunesse. Il va écrire un manuel d’artillerie à destination de l’artillerie Suisse, et l’envoie à des officiers de l’armée française. Il profite de cette stabilité, en Suisse, pour écrire un ouvrage un peu plus politique, ses considérations politiques et militaires sur la Suisse mais qui parle surtout de la France.

LB y fait quelques remarques sur le suffrage universel et sur l’appel au peuple. Il démontre, dans cet ouvrage, l’impossibilité de pratiquer la démocratie directe dans un grand E comme la France, d’où pour lui la nécessité du plébiscite, de l’appel au peuple ou référendum, seul moyen par lequel le peuple va pouvoir accepter ou rejeter les principes essentiels du Gouvernement.

Dans ses « rêveries politiques » il va fixer les grands principes et les idées majeures de la doctrine bonapartiste. C’est carrément un projet de C : il s’agit, pour le prince, de concilier la liberté et l’autorité, mais aussi de réconcilier le progrès et la stabilité. A 24 ans à peine, 8 ans après la parution du mémorial de Sainte Hélène, il pose déjà les jalons d’un nouveau bonapartisme, révolutionne un mouvement politique en train de mourir puisque passé par napoléonisme.

Il va réaffirmer la souveraineté du peuple, première fois depuis le Consulat que le bonapartisme va se référer de façon aussi explicite : « la source élective et le contrôle de tout pouvoir revient au peuple parce qu’il est souverain ». On voit que le rôle du peuple est précisé par rapport aux expériences napoléoniennes. « La souveraineté est indivisible, inaliénable et imprescriptible, elle appartient à la nation, aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ». « La nation, de qui seule émane tous les pouvoirs, ne peut les exercer que par délégation ». « La C fr est représentative, les représentants sont le corps législatif et l’empereur. »

Pour l’exercice du pouvoir LB prévoit le bi camérialisme : il veut une chambre d’élus et un Sénat, également élu, avec un mandat à vie sous certaines conditions d’éligibilité. La puissance exécutive, dans ce modèle, est confiée à un empereur héréditaire qui gouverne dans l’intérêt de tous. Là, innovation considérable : il va réconcilier la souveraineté du peuple et l’hérédité. En effet, pour lui, la sanction populaire, par le plébiscite, est indispensable à chaque succession. « L’avènement de l’empereur au trône sera sanctionné par le peuple. » Donc chaque empereur devra obtenir l’autorité du peuple, sans quoi il sera démis.

Dans son livre, il cherche également un moyen pour consilier l’empire et la république, mais les inconvénients de la république lui semblent insurmontable car ce type de Gouvernement, pour lui, ne peut pas à la fois repousser une invasion étrangère et comprimer les troubles civils sans porter atteinte à son principe théorique : la liberté. Il a produit un exemple : 1793. Aujourd’hui on pourrait citer 1940.

En une attitude très napoléonienne le prince fait appel à la nation (à tous les français). Cet appel a un objectif : celui de dépasser le cadre artificiel des partis politiques : carlistes, orléanistes, républicains, et aussi bonapartistes. Autre originalité : il pose la dynasite bonaparte comme candidat au trône, c’est-à-dire qu’il ne part pas de l’idée que seule sa famille peut être candidate, le peuple choisit et proclame. Ainsi, très franchement, le bonapartisme se range du côté de la démocratie, du progrès et même de la modernité. Quand à la république le prince n’en garde que le mot et reste bienveillant à l’égard des républicains, à qui il tend la main mais ils refusent.

Il va également aborder tutes les questions du droit du travail et de l’aide publique pour les pauvres.

En deux mots, que fait-il ? Il séparer le bonapartisme de l’empire, ce qui est profondément génial : le bonapartisme peut vivre sans l’empire, mais l’empire sera nécessairement bonapartiste. Pourquoi ? Il est convaincu qu’il a un destin. C’est Victor Fialin ??, comte de Persiny, qui va le réaliser. Il va rencontrer LN en 1835 et vont tous deux donner, à partir de ce moment là, leur vie pour la France. Persiny va convaincre LN de passer à l’acte en France. En 1836 Persiny organise le premier coup de force de LN à Strasbourg. Le but : soulever la garnison militaire et marcher sur Paris en comptant sur le ralliement de l’armée sur la route. Le 30 octobre l’opération est lancée mais échoue, car hormis quelques officiers personne n’est venu. LB est capturé, entre les mains de Louis Philippe qui s’inquiète. Au lieu de punir LB il va minimiser l’affaire et prendre la décision de l’expulsion du royaume pour éviter de lui faire de la pub. LN va prendre la route des EU, en passant par l’Amérique du sud. A NY il est bien accueilli mais le continent américain lui laisse une impression désagréable : il ne comprend pas le pays et apprécie peu le matérialisme qui y règne. Il s’y sent seul.

En 1837 il apprend que sa mère est gravement malade. Il décide de rentrer pour se rendre au plus vite à son chevet. Le Gouvernement Louis Philippe, avare, lui refuse tout passeport pour traverser la France et rejoindre la Suisse, de même que l’Autriche et la Prusse. LN repasse par l’Angleterre et, avec un nom d’emprunt, réussis à passer en Suisse avant la mort de sa mère.

Loin de se décourager il va tenter d’accélérer son destin, en 1838 il va provoquer Louis Philippe, qui tombe dans le piège et va créer une crise diplomatique en menaçant la Suisse d’une guerre si pas d’expulsion de LN du territoire, ce qui inquiète l’Europe. L’opposition libérale va s’amouvoir de cette réaction,mais la solution va venir de LN qui va quitter le territoire, pub comme celui qui apporte la paix en Europe. Il retrouve, en Angleterre, Persiny. Ils vont se remettre en marche et mieux préparer le projet.

Il va publier un nouveau livre : « des idées napoléoniennes », donc le but est de servir un nouveau coup d’E contre Louis Philippe. On peut y trouver de nombreuses choses qui font un succès immédiat (traduit en 6 langues et réédité 3 fois). Il y plonge dans les fondements du bonapartisme pour les renouveller, contient l’idée du progrès du genre humain, dans la ligne de Saint-Simon.

Il voit dans le St simonisme le moteur de la civilisation mais il faut, pour lui, que des hommes providentiels adviennent pour pouvoir les réaliser. Pour lui les grands noms sont César, Constantin, Alexandre, Charlemagne, Napoléon… tous les empereurs, ou assimilés comme. Pour lui le progrès social doit conduire, in fine, à la liberté qui, elle-même, est une étape vers de nouveaux perfectionnements. Des rapports d’hommes à hommes, jusqu’à la nation ou l’E, le progrès doit faire reculer l’état de nature, d’où l’affiliation avec la philosophie des Lumières.

Dans ce sens, la tâche du Gouvernement pour lui est d’être « le moteur bienfaisant qui dirige la société » en fournissant aux hommes liberté et travail en l’arrachant à l’esclavage des passions, autrement dit le progrès passe et conduit à l’étatisme. On se rend compte qu’il ne formule pas une pensée politique idéale. Le bon Gouvernement est celui qui a l’autorité véritable, « moteur », qui ne se laisse pas entraîner puisque donne l’action, ne la subie pas. C’est le Gouvernement qui a force morale, principe et vertue qui va mettre les institutions d’accords avec les intérêts, les sentiments et les habitudes de chacun. La nature de la démocratie serait ainsi de se personnifier en un seul homme : pour LN, en effet, le système monarchique est le mien à même d’entreprendre des réformes quand le peuple attend. Il justifie, par là, la monarchie du 1er empire qu’il qualifie de république élective.

Ainsi la puissance de l’homme et de sa dynastie repose, toute entière, sur la confiance du peuple : il ne jusitife pas le pouvoir par le droit, encore moins par le droit divin, mais par le peuple. En faisant cela il va retomber dans les contradictions du 1er bonapartisme.

Cet ouvrage est aussi l’occassion pour LB de rattacher aux principes de 1789 : respect de la loi, liberté religieuse, etc., partisan du mérite, le tout dans une stabilité maintenue par le principe d’autorité par l’appel au peuple, c’est quelque chose de pragmatique. Tous ces thèmes sont déjà présents, repris du mémorial de Sainte Hélène. Ainsi le bonapartisme, par cet ouvrage, est en train de muter : il devient, à partir de ce moment là, une œuvre sociale, important à noter. Les institutions destinées à faire respecter l’ordre public va devenir maintenant, sous la plume de LB, des instiuttions humanitaires. C’est-à-dire que la doctrine, à l’origine pessimiste, devient optimiste, généreuse, il y a un renversement des valeurs. Pour cela LB est convaincu que la raison simple va conduire le rétablissement du système napolénion car la raison le veut.

En 1840 de nouveau un coup d’E contre Louis Philippe, réussis.

Un autre ouvrage majeur : « l’extinction du paupérisme », par lequel Louis B obitent le soutient des ??. Il montre toute la considération qu’il porte pour les plus défavorisés et va nuance son goût pour le libéralisme économique. Il va proposer des solutions réalistes, pragmatiques, éloignées de toute utopie « la classe ouvrière ne possède rien, il faut la rendre propriétaire. »

[à compléter]

Et là Louis N va rester, jusqu’à la chute de la monarchie de juillet en 1848.

Si on résumé : l’image de N2 va donner au bonapartisme une dimension romantique de ce prince capturé par l’ennemi, élevé à Viennes loin des français qu’il aimait, dimension politique et libérale. N est perçu comme le recours à la royauté parce qu’il a réussis, notamment par le mémorial de Saint Hélène, à se présenter comme le garant des acquis de 1789.

Malgré ce franc ralliement des insurgés le mouvement n’est pas organisé en 1830, la révolution est confisquée par Charles X puis monarchie de juillet avec Louis Philippe, qui a essayé de récupérer le culte napoléonien et a essayé de combattre le libéralisme, ce qui retire aux bonapartistes leur programme politique. En s’opposant à la monarchie de juillet ils se sont placés dans le camp du désordre, alors que l’expérience napoléonienne tend vers l’ordre.

Face à cette contraction de le jeune LB va essayer de remporter la question délaissée de la légitimité du régime. Il va revenir donc à l’essence de la souveraineté populaire, organise deux coups d’E contre Louis Philippe qui ne marcheront pas. Mais cet exil va lui permettre de prendre conscience de la misère des plus pauvres de son époque : c’est le 1er chef d’E qui connaît les conditions véritables de la misère humaine. Il a vu également que l’opulence des plus riches était également la cause, pour la population, pour être portée à la sédition. Il va porter sà la doctrine bonapartisme cet enseignement, va intégrer la question sociale à la matrice.

Ainsi, dans l’esprit de LB en 1848, l’empire reviendra quoiqu’il arrive : il sera philanthropique, sinon social, entendons par là providentiel. Zprès la chute de la monarchie de juillet, temps de la conquête.

III. Le temps de la conquête

A. La conquête de l’électorat

La cause bonapartise est partout, même si le parti n’est nulle part. Début 1848 le prince Louis Napoléon vit en exil en Angleterre, où il est seul et sans finances, notamment à cause des coups d’E. Il va vivre des crochets de sa maîtresse. Difficulté à recruter des compagnons. Louis N quitte l’Angleterre pour se rendre à Paris.

Ce retour empressé n’a pas tenu compte que les nouveaux dirigeants.

[à compléter]

Louis N pourrait profiter de son crédit, de son nom.

L’annonce de cour le prince, il échoue à se faire élire. En revanche, LN, qui ne s’est pas présenté, recueille quelques votes quand même. Ce soutien populaire, spontané, n’est pas marginal. Tous les héros de l’épopée napoléonienne remportent les premières élections au suffrage universel direct. LB laisse ses partisans, notamment ses fidèles amis, le soin de le présenter aux élections partielles du 4 juin 1848 (LB est enAnglette masi Persiny est France). Persiny va organiser un comité napoléon pour diffuser aux français les idées du prince, encore en exil.

Cette fois-ci il est élu dans 5 départements et recueille également des voix dans les départements où il n’était pas candidat – exploit, sans avoir officiellement posé sa candidature. LB a le bénéfice d’un franc soutien populaire.

Pour ainsi dire c’est le peuple qui impose LB. Les meutiers crient « bonaparte président », voire même « bonaparte empereur ». Face à ces cris l’assemblée constituante va discuter de la validité de l’élection de LB : 2/3 tiers des voix des députés valident l’élection, en effet le peuple s’est prononcé, il faut se soumettre. Mais rien n’empêche les républicains ‘abolir le bonapartisme, supprimer le comité napoléon et envoyer en prison Persiny.

Encore une fois, pour ne pas servir le désordre, LB va démissionner pour ne pas donner de caution à ceux qui le désignent comme fauteur de trouble, avec une lettre dans laquelle il ne mentionne pas la République. Loin de calmer les esprits, son initiative d’abandonner son mandat va soulever un tonnerre de protestation. Ainsi certains députés de la Rép demandent à ce que la république prive N de ses droits civiques pour être sûr qu’il ne soit pas réélu. Maos l’assemblée, qui a compris que le peuple suit le prince, ne suivent pas cette voie, et pour une autre raison : LB est revenu à Londres, il ne représente plus une menace.

En 1848 de nouvelles élections complémentaires sont organisées à la chambre constituante, et LB se présente de nouveau sur demande de ses partisans, une nouvelle fois le succès est au rdv. Seulement cette fois il est élu sans même avoir fait campagne, dans 4 départements, et les résultats sont impressionnants : plus de 300 000 personnes ont voté pour lui, le peuple le veut, c’est clair.

L’ass constituante est véritablement génée et ne peut que valider définitivement l’élection de LNB. Cette dernière élection complémentaire a révélé l’existence d’un bonapartisme populaire : paysans souvent, ouvriers parfois, les français se reconnaissent dans la doctrine bonapartiste. L’élection de LB est faite sans troubles, à gauche comme à droit les députés prennent conscience que la nouvelle élection signifie l’échec des partis.

Certains députés ont parlé de ces qualités d’électeurs. Depuis la loi de banissement des Bonaparte de France, qui n’a pas été abolit, LB n’est pas français : peut-il revendiquer l’élection ? Des députés préconisent de le prendre pour un crétin, mais ils savent que ce prince va se présenter aux prochaines élections présidentielles. Les républicains se méfient.

[à compléter]

Les républicains vont tenter d’empêcher l’élection en distribuant de faux bulletins aux français (avec des faux noms) en 1848, pour la première élection du chef de l’E au suffrage universel par le peuple français. Is bénéficient du soutient de l’asminidatrion avec le général Cavaignac ?? qui se présente également aux élections présidentielles. Il retire des milliers de faux bulletins distribués aux français, mais plusieurs milliers seront toujours en circulation. Les élections présidentielles ont lieu malgré toute cette mauvaise moralité des votes, les 10 et 11 décembre 1848.

Quand les résultats tombent LB est élu triomphalement par les français. Ainsi, pour la première élection au suffrage universel quasiement tous les français participent (99,5%), dont 74 % ont voté pour LB. C’est un triomphe. Larmartine fait la gueule, seulement 21 000 voix. En réaction le colonel Charasse pousse son mai Cavignac à résister : l’armée de la république demande à Cavignac de faire un coup d’E pour annuler l’élection. Il refuse mais c’est un fait historique dans l’ordre chronologie : le premier coup d’E est tensé par les républicains.

Le 20 décembre LB jure, « en présence de dieu et le peuple français (représenté par l’Ass N) de rester fidèle à la république démocratique, une et indivisible, et de remplir tous les pouvoirs que lui imposent la C. »

En effet, dans cette promesse, LB promeut d’être fidèle à la Rép démocratique et à la C.

[ à compléter] le serment devient inopérant.

La question va évidemment être posée mais pour l’heure il va lancer des réformes. Or l’élection législative de 1849, qui remplace l’assemblée constituante, va confier le pouvoir aux monarchistes qui ont été chassés l’année précédente.

B. La conquête de la France après la conquête de l’électorat

Il est plus facile aux fidèles de N

A compléter, environ 30 minutes

Ils se sont opposés à la capacité du président de la Rép à faire appel au peuple, qui n’est pas, selon eux, un arbitre institutionnel de la guerre institutionnel. Pour rappel, dans la république, le peuple n’est rien puisqu’il prévaut sur le suffrage universel. Le bonapartisme ne se confond pas avec l’histoire politique de la 2è République, car le président n’a pas été maître de l’Ass N. En revnahce la doctrine bonapartiste devient une doctrine de gouvernement, qui repose sur le principe de l’autorité, de l’ordre, mais aussi sur le social et l’anti-parlementarisme. C’est-à-dire qu’il est en trainde posre son crédo politique et juridique : quel que soit l’ordre en vigueur où s’exprime le peuple, ce sera sa volonté qui sera toujours souveraine. Autrement dit il faut le choix du désicionisme que le normativisme (cf Kelsen).

Est ce LB a parjuré sa parole ? La question mérité d’être posée, et sa réponde au regard du droit ne semble pas aller dans ce sens. En effet, il a maintenu la république démocratique et, dans le cadre républicain, le suffrage s’exerce sous la C. Entre le bonapartisme et le républicanisme, une opposition politique fondamentale, question de la puissance du vote. Finalement la persective napoléonienne du pouvoir est démocratique.

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