• Sylvie

Histoire de la République - 15 (fin)

Chapitre 15 – La révolution de 1917

Selon le calendrier Julien, que personne n’attendait, balaie en quelques jours le régime tricentenaire des Romanoff. Cette révolution débute lorsque les ouvrières de Petrograd – ville de Pierre – décident de défiler le 23 février (8 mars ici) dans les rues de leur ville pour manifester leur ras le bol de la guerre et des pénuries. 5 jours plus tard, des centaines de milliers d’ouvriers et d’ouvrières occupent la rue. Le mouvement se généralise et l’ampleur de ces manifestations, ainsi que sa profondeur, étonnent les autorités impériales mais aussi les partis révolutionnaires qui n’avaient pas prévu ça. Ils savaient que l’entourage du Tsar Nicolas II était détesté par la population et que la tsarine, Alexandra, d’origine allemande, était aussi détestée. Mais les révolutionnaires ne s’attendaient pas à ça. Le régime impérial envoie les kozaques, mais ceux-ci prennent le parti des émeutiers et empêchent les policiers de tirer ; le gouvernement envoie alors l’armée, qui se mutine à son tour. Ainsi le 27 février un double pouvoir s’instaure en Russie.

Un gouvernement provisoire se constitue à partir de libéraux actifs dans la vie politique russe depuis la révolution manquée de 1905. Ils sont soient membres du parti constitutionnelle démocratique, résumé en cadets, qui souhaite faire de l’empire une monarchie constitutionnelle, libérale, sur le modèle des monarchies européennes, soit sont membres des octobristes -octobre 1905) qui ont pour but de transformer l’empire russe en empire parlementaire, avec pour socle commun les libertés civiques pour les russes. Autrement dit le cadet ou les octobristes sont des partis représentants qui siègent déjà dans la Douma – équivalent de la chambre basse. Dans la mesure où ce gouvernement serait composé de plusieurs partis il y une sorte d’union sacrée, en parallèle du pouvoir impérial, et c’est le prince Lvov qui le préside. Il n’y a qu’un seul socialiste, Kerenski, ministre de la justice.

Dans ses premiers jours, le gouvernement ordonne la reconnaissance de tous les droits civiques et politiques aux soldats et interdit le tutoiement des soldats par leurs officiers. Il se rend à Pskov pour rencontrer le tsar et son état major. Alors que ce gouvernement provisoire arrive devant le tsar, à la surprise de tous Nicolas II annonce son abdication, comme un capitaine qui abandonne son peloton de soldats. Il cède le trône à son frère, le grand duc Michel, qui comprend que la situation est tendue et refuse le trône. C’est ainsi, d’une manière surprenante, que se termine le règne sur le Russie de la famille des Romanov, qui a duré plus de 300 ans.

Le gouvernement provisoire, compte-tenu de l’abdication, fait disparaître les portraits de la monarchie impériale et l’aigle impérial sur les armoiries. Tout ce qui faisait référence à l’empire est effacé. L’église orthodoxe, le 9 mars, appelle à la concorde et à la confiance envers le nouveau gouvernement. Le gouvernement de l’empire, et l’église, semblent inaugurer une nouvelle ère de liberté pour la Russie et pour les composantes. C’en est fini de l’autocratisme tsariste. L’aspiration majoritaire des habitants de l’empire russe depuis 1905. Le gouvernement annonce la réunion d’une assemblée constituante, en pleine guerre mondiale.

Pour ne pas être mise de côté, le 19 mars 1917, près de 40 000 femmes dont des figures comme Vera Finer marchent sur le palais de Tauride, là où siège le nouveau gouvernement. Elles réclament le droit de vote mais aussi celui d’être éligibles pour toutes les élections. En pleine guerre, dans un pays ayant le moins d’expérience parlementaire d’Europe, émerge un nouveau mode de scrutin, à l’avant garde, le suffrage universel masculin et féminin à la proportionnelle à partir de 20 ans, 18 ans pour les soldats.

La Russie vient d’avoir une révolution juridique, plutôt pacifique, mais est en guerre et va rentrer dans un tourbillon électoral qui se transforme, pour constituer l’assemblée constituante, en gigantesque classe d’éducation politique pour les russes. Il faut élire près de 400 000 représentants, c’est énorme.

Des soviets (« chambre ») se forment, de tout bord politique, pour motiver la population à aller voter et expliquer comment ça marche (les russes n’ont jamais voté leur histoire). A ce moment là les soviets ne sont absolument pas en opposition à l’assemblée constituante, mais vont permettre d’élire cette assemblée. Dans les idées politiques, les soviétiques vont essayer (ou plutôt les communistes) de relire l’histoire pour dire qu’ils étaient déjà conquis par les communistes, du à un changement au cours de l’année qui permet aux communistes d’arriver au pouvoir.

Ceux qui vont permettre la constituante vont donc être les soviets, et qui vont prendre l’ascendant sur le projet initial, à partir des petites localités. Le gouvernement perd la main sur les évènements. Pour les russes ce sont donc surtout les soviets qui dirigent le pays et non plus le gouvernement, qui n’est plus au contact direct des russes, qui ne voient que ceux qui militent, participent à la vie des soviets. Ils vont porter leurs revendications devant des personnes qu’ils voient.

Ainsi les soviets vont acquérir une légitimité politique et institutionnelle auprès des russes, autrement dit une légitimité alternative est en train de se mettre en place. Là, définitivement, le gouvernement perd la légitimité juridique auprès des russes lorsque le gouvernement décide de continuer la guerre avec les français et les anglais. Les russes veulent la paix et le pain. Le gouvernement, voyant qu’il perd le contrôle, va se réformer lui-même à plusieurs reprises, mais il a définitivement perdu la course à la légitimité. La part de socialistes augmentent dans ce gouvernement provisoire mais n’a pas le temps de mettre en œuvre la moindre réforme sociale, ce qui le décrédibilise encore plus.

[à compléter]

Les soviets contrôlent les usines, les ouvriers détiennent la capacité de paralyser le pays, des ouvriers dépend la victoire ou la défaite. Ils veulent la paix. Le gouvernent de Kerenski se retrouve face à des grèves, qui paralysent la production industrielle du pays.

Kerenski va également perdre les paysans. Il n’a pas compris qu’ils étaient impatients d’avoir des réformes agraires, volontés exacerbées par le militantisme des socialismes radicaux qui tourne dans les campagnes à la violence. Les paysans les plus reculés ont un désir de revanche sociale contre les maîtres, les bourgeois et les nobles, qui ont profité de leur servitude. A l’été 1917 ils étaient partisans d’une revanche contre les « classes possédantes ». Ainsi les riches sont perçus comme naturellement anti-populaires, ils ne sont pas partis du peuple, et sont taxés d’anti-révolutionnarisme.

Dans les campagnes russes, la démocratie, la révolution est beaucoup plus sociale que politique. Les paysans veulent moins participer à la vie politique qu’avoir accès à la propriété. Lénine a parfaitement compris. Il impose au parti des bolcheviques de se lier aux soviets et de promouvoir la confiscation immédiate des 30 domaines et la paix « qu’elle qu’en soit le prix ». Toutes ces thèses sont publiées dans le journal du parti, la Pravda (la vérité), qui devient très vite et populaire notamment chez les soldats. Fin 1917, la Pravda est regardée comme l’organe officiel du gouvernement que le gouvernement lui-même, le gouvernement de Kerenski est délaissé.

Guerre à l’extérieur, désordre à l’intérieur, travail de sape tant sur le fond que dans le plat pays. Ce n’est plus le gouvernement provisoire mais le soviet de députés soviétiques qui dirige la Russie.

Ces députés ne sont pas des communistes mais des bolcheviques mais dès lors que le mot d’ordre du parti bolchevique est le leur. Auparavant 200 000, ils obtiennent la majorité dans les cadres des soviets et réussissent à emporter la majorité au sein du comité exécutif central, présidé par Trotski.

Or, si jusque là ce comité exécutif central ressemble à un gouvernement, refuse le pouvoir, Lénine, en octobre, pousse ce comité exécutif central à prendre le pouvoir. Pour lui, en octobre 1917, il faut ce comité pour sauver la révolution, c’est le moment de mettre en place la dictature du prolétariat contre le conservatisme de l’E bourgeois, celui du gouvernement de Kerienski. Trotski rallie les lignes et organise la prise du Palais d’Hiver, les locaux où siège le gouvernement provisoire de Kerenski. Le Congrès des soviets dénonce le coup de force. Les mencheviks et les socialistes radicaux, pour exprimer leur mécontentement, quittent la salle du comté du Congrès qui laisse seuls les membres du parti de Lénine, qui deviennent « majoritaire ». Lénine en profite pour mettre en place un gouvernement ouvrier-paysan, présidé par lui. Le conseil des commissaires du peuple promulgue, au nom du Congrès des soviets, les décrets sur la paix, sur la terre, les nationalités et sur le contrôle des ouvriers. En effet Lénine a compris que, pour imposer une dictature du prolétariat, il fallait créer du prolétariat car la Russie est un pays rural, or le prolétariat sort des usines et va ainsi forcer l’industrialisation, de force, de la Russie.

En 1918 l’État Russe est renommé République socialiste fédérative russe des soviets, et le conseil des commissaires du peuple, et le comité exécutif, central, des soviets, obtiennent les pleins pouvoirs. Mais pour Lénine le formalisme démocratique n’est plus à l’ordre du jour, c’est la république des soviets la véritable démocratique. Tous ceux qui s’y opposent ou qui proposent autre chose sont tous suspectés d’être anti-révolutionnaires. Tous ceux qui ne font pas partie du parti bolchevique vont être persécutés par le pouvoir. L’assemblée, qui a conduit à la chute de la Russie, est dissoute. Tous les partis sont interdits sauf un seul : le parti bolchevique. Ainsi la main-mise du parti bolchevique sur la Russie devient totale.

Sont exclus de la vie politique les employeurs des salariés, les rentiers, les commerçants, les clercs et les policiers, qui incarnent l’expression du pouvoir. Lénine les qualifie de nuisibles Il envoie au goulag les bourgeois, dont le régime a pourtant tout confisqué. Quelle est la logique de cette persécution ? Car un bourgeois sans rien, pour Lénine, est aussi quelqu’un qui est instruit, qui réfléchit, donc même sans biens matériels le bourgeois reste dangereux par sa parole par son esprit. Risque qu’ils reviennent au pouvoir par la démagogie. Autrement dit Lénine organise une lutte contre ce vers quoi la bourgeoisie tend naturelle. Il montre par la persécution la peur que le peuple soit perméable aux idées de la bourgeoisie, en tain de considérer le peuple comme un mineur qu’il faut protéger des mauvaises influences. Ainsi, il se pose comme celui qui va le guider, qui va l’éduquer, et va poser naturellement des obstacles à l’émancipation du peuple. Vicieux : il revendique l’origine populaire des bolcheviques, mais à aucun moment ils ne s’assimilent au peuple bien qu’ils en viennent. Les bolcheviques se voient à l’avant-garde, représentant les intérêts des prolétaires, c’est-à-dire la frange la plus pauvre du peuple.

Lénine n’est pas libéral et n’est pas plus non démocrate. Le parti bolchevique, qui contrôle tout désormais, va se garder le droit de valider les candidatures aux élections. On bloque les votes.

Ainsi le parti bolchevique se pose comme un parti d’avant-garde, se considère plus compétent que le peuple lui-même pour défendre ses intérêts. Maintenant qu’il est au pouvoir, pour marquer les esprits, va ordonner l’assassinat des Romanoff, retenus en otage à Ekaterinburg. La logique est la même qu’en 1793 : on veut faire table rase de l’ancien régime, alors même qu’il n’existe plus juridiquement. L’E soviétique, qui a remplacé l’état libéral, va assumer désormais sont caractère policier, violent et arbitraire. La prochaine cible sera, une fois le régime mort, le peuple lui-même, là d’où peut venir la revanche des persécutés.

Lénine affirme au peuple qui compose l’empire russe (l’empire colonial) que le pouvoir bolchevique est un allié désintéressé, cf indépendance des territoires. Lénine concède aux nationalistes et indépendantistes une structure étatique, la constitution en un état fédérative où l’URSS sera elle-même fondé sur le droit des peuples à l’autodétermination. Or Lénine est prêt à tout concéder pour conserver le pouvoir. Il est prêt à accepter toutes les demandes de ses potentiels alliés, mais ce n’est pas simple : il fait du « deux pas en avant deux pas en arrière » la politique du gouvernement. Il positionne à la tête du commissariat aux nationalités un certain Staline, fervent opposant aux nationalités, de sorte que lorsqu’ l’URSS est réorganisé en union des républiques socialistes, en 1921, il faut comprendre par le mot « Union » fédéraliste soumise, plus précisément une soumission à des conseils populaires eux-mêmes soumis à la doctrine économique socialiste.

Il est important de souligner le mot socialiste : l’URSS jette ses fondements et sa légitimité dans l’économie. Dans cette logique le pouvoir n’est pas confié à un homme, où à un peuple, mais à des personnes issues de la misère industrielle.

En URSS, puisque les prolétaires dominent, l’ouvrier va dominer même sur les paysans, qui sont plus nombreux. Ce n’est pas surprenant si on apprend que des ouvriers dirigent les kholkozes. Ce n’est pas étonnant qu’ils éduquent les paysans. Si le symbole de l’URSS sont la faucille et le marteau, le plus important est le marteau. Le paysan doit donner à manger à l’ouvrier, qui s’occupe de la vie politique.

Le paysan devient alors un citoyen de seconde zone, comme finalement à l’époque du régime tsariste. Le mécanisme du centralisme démocratique va conserver cette soumission des paysans aux ouvriers.

Le centralisme démocratique est le système de l’organisation de l’administration soviétique. C’est une pyramide dont la base sont des assemblées dans lesquelles il y a des discussions, et au sommet le gouvernement. En théorie les ouvriers et les paysans discutent librement des problèmes, proposent des solutions qui vont être rapportées à l’échelle du dessus et, par un système de pyramide, va être étudié par le gouvernement.

Seulement la sur représentation ouvrière et le mécanisme de la langue de vois, alimenté par l’idéalisme politique, va corrompre le système.

Ce centralisme démocratique, qui peut paraître séduisant, va conduire à la confiscation du pouvoir qui va amener la bureaucratie communiste. Ainsi, par ce jeu des intermédiaires, le pouvoir va arriver dans les mains d’un seul homme.

Le 31 janvier 1924 est promulguée la C mais, 10 jours avant, Lénine meurt. Il a réussis à lancer, avant sa mort, sa nouvelle politique économique, le NEP. Pour reconstruire le pays dévasté par la guerre contre les allemandes ; l’objectif était de trouver un compromis entre l’unité socialiste et la diversité nationale, en mettant un modèle économique socialiste en point de jonction entre deux capitalismes. Lénine avait compris que le communisme avait épuisé les liquidités russes, ce que seule le marché pouvait redresser.

En confiant le NEP au parti communiste, dans l’esprit de Lénine, la réinjection du capitalisme dans l’URSS ne doit pas empêcher la poursuite du communisme. Or Staline, institué par Lénine, va prendre en horreur le NEP pour qui c’est une occasion, pour les bourgeois, de reprendre le pouvoir. Comme il déteste les communistes également, il va annuler le NEP et va purger la Russie de tous ses éléments déficients, nuisibles, y compris chez les communistes ; c’est ainsi que commencent les grandes purges staliniennes, ou plutôt qu’elles continuent.

Staline, cette fois, le fait avec les masses. Le communiste se met à connaître la misère de l’oppression, car n’importe qui, sous Staline, peut être dénoncé comme un mauvais communiste. S’il est dénoncé il était envoyé soit en Sibérie, soit exécuté. Tout le monde y passe, y compris Trotski. Le nettoyage est la grande purge, dans lequel prend place les grands procès de Moscou.

En anéantissant ses rivaux, Staline va refonder le parti communiste et l’E soviétique pour faire l’URSS à son image. Autrement dit, l’URSS avec Staline devient Staline.

Il va supprimer tous les obstacles qui pourraient, à ce point de l’histoire, ralentir la doctrine de la régénération du peuple, celle de l’homo sovieticus.

Dans ce régime totalitaire, comme pour tous les autres, l’homme n’est plus une donnée à prendre en compte, l’individu est inter-changeable comme un rouage dans une usine. Un dissident est conçu comme une pièce défectueuse et pour cela immédiatement remplacé.

I. L’URSS de Staline

A. à retrouver

26 millions de soviétiques offrent leur vie pendant la seconde mondiale, alors même que le communisme a été sanguinaire pour les russes. Staline fait fusiller les défaitistes et les miliaires professionnels qui, compte-tenu de l’avancée des allemands, proposent plutôt la soumission par la voie diplomatique.

La soumission de Staline est due aux purges, faites à l’encontre de l’élite russe, où touts les pontes du parti communiste. S’il se met à pourchasser les « héros », les généraux et soldats y passent aussi. Hitler et Goebbels, au départ, se moquent de Staline, mais quand ils lancent l’opération Barbarossa ils se rendent compte qu’en réalité les purges ont eu un sens, qui ont en réalité permis à Staline d’obtenir les pleins pouvoirs. Grâce ou à cause de la Terreur, Staline a réussis à instaurer un état d’esprit où personne n’osait capituler parmi les allemands. Il a fait de l’E le plus gros bandit de l’URSS : en effet l’E stalinien fait en sorte qu’il n’y ait plus de place pour les autres : plus de corruption, plus de racisme mais ce système de l’E bandit va punir des innocents. Il le justifie pour rattraper le retour sur les autres pays, pour le lancer, en deux plans quinquennaux, dans la course au podium, ce qui justifie la censure, la persécution des suspects et la répression.

En 1946 l’URSS, pour des raisons structurelles et systémiques, n’a plus assez de nourriture pour tout le monde. La logique voudrait que l’on rationne pour s’alimenter mais non ; Staline préfère exporter 10 % de sa production de blé et provoquer la famine pour obtenir des liquidités. Ceux qui mangent à leur fin sont les militaires, les scientifiques, les agents du KGB etc, bref tous ceux qui participent au maintien de l’E. Staline ne veut pas se laisser distancer militairement par les EU qui viennent de lancer deux bombes nucléaires sur le Japon. Bref, pour Staline, il faut que l’URSS coûte que coûte obtienne la bombe nucléaire, même s’il faut sacrifier le peuple des travailleurs, dont la population serait dévouée, par nature, à défendre le socialisme jusqu’à la mort.

Le seconde GM a renversé, contre toute attente, le rapport des citoyens aux régime stalinien, la barbarie nazie l’a soudée ; les peuples qui ont été punis par son extension après Yalta étaient un eu moins « chauds ».

Après être devenue soviétique, l’URSS est devenue une identité qu’on doit défendre sans que jamais l’union soviétique ne crée une nationalité soviétique – on reste géorgien, russe, etc de l’Union soviétique. Staline joue de la corruption, non pas qu’il la laisse gangrener les partis communistes, mais devient lui-même la corruption par le système du centralisme démocratique. C’est la bureaucratie qui contrôle tout, et par le système de validation les projets sont souvent bloqués par les chefs ; la corruption permet de sauter les étapes, et Staline s’est placé comme de dandy n°1 du pays. En ne respectant pas les règles posées et en se gardant seul cet avantage, Staline s’est délié de la pression administrative et l’a plié à sa volonté.

Ainsi il a fait en sorte que tout le monde soit bloqué par le système bureaucratique, sauf lui. De cette façon il pouvait intervenir quand il voulait, où il voulait, ne perdait pas le temps en procès ou en enquête mais utilisait des méthodes de criminel contre des personnes qu’il juge lui-même comme criminel ; pleins pouvoirs détachés de tout.

Cette peur qui entoure sa personne fait que l’administration était réactive et efficace.

E système stalinien : l’administration c’est Staline, l’URSS c’est Staline, dieu c’est Lénine. En 1953, Staline meurt sans avoir désigné de successeur et ses héritiers proclament le retour à la direction collective, mais personne n’y croyait, et ainsi va s’engager un long déclin de l’URSS.

B. La déstalinisation du système

En mourant Staline laisse un vide politique et institutionnel. Il cumulait toutes les principales fonctions de l’URSS, secrétaire central qui donne le droit d’adhérer ou non au parti. C’est parce qu’il était secrétaire qu’il a réussis à évincer ; président du conseil des ministres et ??. Il a tellement instauré la personnalisation du pouvoir que ses successeurs n’envisageaient pas de remettre en cause son héritage mais étaient déterminés à assouplir la surveillance policière pour apaiser le désarroi de la population et la lassitude des bureaucrates à être poursuivis. Molotov, Khrouchtchev et d’autres décident de relâcher par milliers des condamnés au goulag. Dérilla ?? chef de la police politique sous Staline, est fusillé en décembre.

La rivalité se reporte entre Malenkov, président du Conseil des ministres, et Khrouchtchev, chef du parti communiste. Les nouveaux gardes se retrouvent d’abord pour éliminer la vieille garde stalinienne et un credo est posé : le gouvernement de l’URSS ne gouvernera plus par la terreur, et un nouveau rôle est octroyé au parti communiste qui redevient une sorte de Parlement soviétique. En 1956 Khrouchtchev affirme vouloir vivre de façon pacifique avec les pays capitalistes et de soutenir la conquête du pouvoir par les communistes étrangers, mais pas de coup d’E soutenu par l’URSS officiellement. Khrouchtchev se met à dénoncer publiquement le culte de la personnalité de Staline mais la divulgation des primes du stalinisme est très partielle puisque Khrouchtchev élude lui-même sa place dans la terreur de Staline.

Néanmoins il va se faire apprécier et avoir la main face à Malenkov, mais fait une erreur politique fondamentale car l’URSS c’était Staline, et sans Staline ce n’est plus l’URSS. Sans le stalinisme, économique, social, tout s’écroule et la politique de déstalinisation va acter la mise à mort de l’URSS. En 1956 cela conduit les polonais puis la hongrois le retour à la démocratie et le départ de l’armée rouge.

En 1957 le présidium du comité central, contrôlé par les apparatchik soviétiques, prennent peur des conséquences de leur politique. Ils envisagent de renverser Khrouchtchev, qui va écarter Molotov, Malenkov et. Il réussit à diriger l’E, comme Staline avant lui. C’est autour de lui que l’E soviétique et le PC se rassemblent jusqu’à la confusion. Pour donner un semblant de réalité à son programme, il créée des brigades de policiers volontaires, des droujinniki, qui symbolisent dans son esprit la participation directe des citoyens aux fonctions étatiques.

Ainsi, si les cadres de l’URSS cessent de craindre pour leur vie, ils sont néanmoins mécontents de la valse qui les déplace selon les avis des secrétaires.

Ainsi les apparatchiks de l’URSS vivent très mal la lutte contre la corruption des appareils d’E. Khrouchtchev aliène les bureaucrates du parti, qu’il voulait organiser selon les principes de la production : à chaque échelon il voulait un comité, et cette division lui servait à résoudre les problèmes par des ouvriers ou des paysans, en second échelons ; il enlève les compétences des bureaucrates pour les remplacer par des compétences techniques. En diminuant l’importance de ces bureaucrates il voulait, en parallèle, renforcer sa maîtrise sur l’URSS et relancer l’amélioration de la situation agricole en URSS en relevant le prix d’achat des récoltes. Malgré ces promesses d’amélioration, les paysans restaient des citoyens de seconde zone.

Khrouchtchev voulait aussi lancer la production soviétique dans les biens de consommation – Staline avait fait la politique de l’industrie lourde – et donner à la population de nouveaux logements, les fameux bâtiments en béton – cf Drancy. Mais le comité central du PC accuse Khrouchtchev d’aventurisme et le force à démissionner en octobre 1964.

II. L’URSS après Staline

Le nouveau premier secrétaire du PC, Brejnev a à cœur de rassurer la bureaucratie et la population en assurant le fonctionnement normal des institutions. Il garanti au cadre de rester longtemps à leurs postes, de se réunir à des dates régulières et promulgue la C de 1977 pour entériner le rétablissement « de la légalité socialiste ». Brejnev va asseoir le pouvoir des apparatchik, et il va asseoir le système du clientélisme et du parrainage, âge d’or de la nomenklatura.

Il s’agit pour le PC de dresser des listes de postes. Chacun va vouloir y rentrer, ce qui se fait par la corruption qui installe une sorte de féodalité soviétique. Ainsi, sous Brejnev, l’URSS tombe dans immobilisme politique et social.

La promulgation de la C de 1977, loin de signifier l’établissement d’un E de droit, va renforcer en réalité l’E policier sous de faux airs libéraux. Dans cette C, et c’est une œuvre remarquable de juriste, toutes les libertés sont reconnues mais sans garanties pour les sujets.

Toutes les libertés sont tout de suite subordonnées à l’arbitraire du pouvoir communiste puisqu’il sont la force dirigeante. Ainsi, alors les citoyens devaient avoir une participation plus large aux affaires publiques car en réalités les organisations sociales actives sont celles qui vont diriger l’E soviétique. De la sorte l’URSS se sclérose et devient une gérontocratie, surtout intéressée par son bien-être. Ainsi Brejnev va vider les ressources de l’URSS dans le rêve d’un communiste qui a triomphé, de sorte que le prévisibilité caractérise le système communiste soviétique – un vieux, à qui on donne un bakchich.

A. L’enracinement du bureaucratisme par Brejnev

Il ne serait plus nécessaire de lutter : cela a pour conséquence un long suicide de l’URSS. En effet, sous Brejnev, la population est nourrir, blanchie gratuitement, et il n’est pas rare que la population attende, pour les rationnements, plus d’une heure trente pour se « procurer » de la nourriture (et non acheter). L’accueil se fait à l’extérieur, même en hiver.

Malgré les pauvres soviétiques sont moins pauvres que les pauvres états-uniens, mais en contre-partie il ne peut pas devenir riche car toute la richesse produite tombe dans les caisses de l’E. Pendant les 20 ans de pouvoirs de Brejnev l’URSS ‘n’investit plus dans l’avenir, les communistes ont arrêté de capitaliser. Ainsi le niveau de vie, au plus haute dans les années 60, est resté constant jusque dans les années 90. L’URSS est restée figée, Brejnev a vidé les caisses. L’aura de l’URSS vainqueur du nazisme disparaît, au point qu’il ne devient plus un modèle à l’étranger. La décision d’envahir l’Afghanistan par Brejnev en 1979 va jouer.

En effet, cette décision faisait qu’elle renouait avec sa volonté d’expansion, marque de fabrique des Romanov, et ses successeurs n’ont pas relevé la barre. Le pétrole a perdu son prix sur les marchés internationaux (choc pétrolier de 70) ; ils ne savaient pas vraiment quoi faire, mais savaient que l’entretient de l’union coûtait cher à la Russie.

En 1982 Andropov, qui succède à Brejnev, estime qu’à la fin des années 90, si rien n’est fait, que le peuple communiste tomberait.

Il veut couper les dépenses de l’URSS et miser sur la recherche et le développement, bref sur l’avenir mais y renonce car la corruption de la nomenklatura permet de ramener des devises étrangères en URSS.La corruption permet notamment à l’URSS d’introduire des dollars via le marché noir qu’elle contrôle. Ce trafic de corruption est immense face aux miettes laissées à la population. Le grand perdant est l’E, à qui rien n’est laissé.

Andropov le sait mais est isolé. Mais il était l’ancien patron du KGB, avait des dossiers sur tout le monde, on le laisse aller où il veut. Il ne reste pas longtemps au pouvoir, 1 an à peine être arrivé à la tête de l’URSS. Le PC désigner comme successeur Tcherenkov, qui meurt aussi un an après. Bref, le PC ne peut plus faire perdurer ses vieux, dont ils vont mettre en jeune, le poulain d’Andropov, Gorbatchev.

B. La refondation manquée de Gorbatchev

Andropov a offert à Gorbatchev un rapport sur l’URSS. Il faut refonder son économie, le plus important. Il va demander à l’armée rouge de diminuer ses dépenses, et au PC de diminuer son train de vie, mais n’a pas l’autorité suffisante pour l’imposer ni les moyens. Alors Gorbatchev décide de mettre en pause le socialisme le temps de se refaire une santé.

L’injection du capitalisme dans l’économie soviétique a provoqué l’inverse. Les pires pratiques imaginables se sont mises à s’assumer, sans parler de la mafia. Gorbatchev n’a pas réussit à maintenir le contrôle sur la transition vers le capitalisme. Le système de l’offre et la demande était manipulé par tout le monde, et des dizaines de milliers de tonnes de produits, par ce système de corruption. La police ne pouvait rien arrêter, le système était beaucoup trop répandu mais surtout faisait partie de ce trafic.

Dans les années 80 le retour des tickets de rationnement visait à arrêter la spéculation, car avec le libre marché quelqu’un pouvait racheter toute la quantité des produits du pays pour les revendre. Par ce système les apparatchik sont devenue millionnaires, au détriment de la population, au point de Gorbatchev demande de l’aide humanitaire à son adversaire, les EU, à Georges Bush. C’est ce qu’on appelle l’épisode des pilons de poulets.

La deuxième puissance mondiale est humiliée, l’ouverture des frontières a permis à l’URSS de se comparer à l’occident, c’est le choc. Ceux qui ont les moyens vont en profiter pour quitter l’URSS fin années 80. La Russie, qui avait perdu ses élites en 1917, où le régime communiste les avait tué, en 80 tout le monde part et la Russie se retrouve sans intelligentsia, c’est une catastrophe.

En voyant le système à l’étranger, et les répercussions de la politique extérieure et intérieure, c’est un temps de crise mais à aucun moment on ne peut imaginer que le pays dans lequel on vit va disparaître, mais c’est ce qu’il va se passer en Russie : Gorbatchev, qui pense que la démocratie et la liberté pour refonder l’URSS, va engager la Glasnost, la libéralisation de l’URSS, qui est comprise comme une faiblesse. Les moldaves, les biélorusses, les arméniens, les turcs, déclarent tour à tour leur indépendance et Boris Eltsine soutient tous ces peuples dans leur désir d’émancipation.

Au temps de l’empire russe le pouvoir des tsar cherchait à russifier toutes cultures, Lénine a fait l’opposé pour signifier l’opposition pour la fraternité des peuples (mais en réalité pour maintenir l’empire russe dans ses composantes coloniales). Il s’en est servi pour fédérer les nationalistes contre l’empire russe, donc lutte contre la culture russe. C’était la guerre civile contre l’empire, il fallait rallier par tous les moyens le plus grand nombre au pouvoir soviétique. Mais une fois que les rouges ont gagné, il fallait étouffer les nationalistes locaux, qui leur avait permis de sortir vainqueurs de la guerre civile. Les revendications d’autonomie des moldaves, polonais etc allaient etre une menace pour le maintient de l’URSS, c’est-à-dire l’union : pas d’union s’il n’y a personne, il faut lutter contre le nationalisme.

Si les nazis ont compris cette tension de l’URSS depuis les années 30/40, les nazis se sont servis des nationalités pour renverser les populations locales contre le communiste, mais ce sont montrés plus terribles donc pas de suite, ce qui a permis à Staline de faire renouer une union contre les allemands, ce qui a russifié l’URSS, l’a relié à la chaîne du temps entretenue par les tsars. Ainsi, sous le règne de Staline, les cultures vont être lissées sur le modèle russe pour créer l’homo sovieticus par l’écrasement de toutes les dissidences.

Bref, Staline efface le pays, littéralement, cf Tchétchénie vidée sous Staline. Il faut attendre 1960 et la déstalinisation pour qu’ils reviennent dans leur pays.

En réalité, l’URSS est décidée à revenir à cette politique d’assimilation. En 90 Eltsine, pour renverser l’URSS, est de nouveau rallié à l’idée de la diversité des peuples contre le communisme. Il défend le nationalisme de chaque pays mais aussi des russes : la Russie est un pays comme les autres, rattaché à l’URSS, d’où l’implosion de l’URSS s’accompagne d’une dé soviétisation. Puisque l’URSS n’a plus le pouvoir de retenir qui que ce soit, Eltsine autorise les indépendances pour ne pas perdre la face, et organise un référendum pour la première fois pour savoir si la population est d’accord pour rester dans l’URSS. Il veut constituer une union, comme l’UE, libérale et démocratique.

Si des pays boycottent, cela se passe relativement bien et 75 % des 75 % des participants acceptent l’indépendance. Sauf qu’en parallèle : tous les pays qui ont déclaré l’indépendance voient arriver en même temps les chars russes. L’armée soviétique envahit tous les pays qui déclarent leur indépendance, les journaux sont censurés. Virage à 180°. Grand paradoxe : alors que Gorbatchev avait obtenu le prix Nobel de l’année et envoie les chars soviétiques la même année partout.

La démocratie est l’indépendance des peuples : Gorbatchev va se rapprocher des conservateurs, veut mater les rébellions, et ceux-ci vont rapidement avoir le dessus sur Gorbatchev. Comment a-t-il perdu le contrôle de son gouvernement ? Si sous Staline les dirigeants de l’URSS ont tenus le pouvoir, depuis Brejev ce n’est plus le cas, le pouvoir a été divisé au sein du parti communiste, qui est devenu, à force de développement, un E dans l’E, a fini par absorber les compétences de l’E à son profit. Gorbatchev ne peut rien faire à part donner des ordres, qui allaient se perdre dans les méandres du PC. Bref, rien ne se faisait.

Pour résumer : les apparatchiks, les communistes soviétiques, ne travaillent plus et ne peuvent plus le faire : le PC s’est immobilisé, et toute l’administration s’est fixée avec lui. Si la corruption disparaissait de l’URSS le pays irait encore plus mal. Il n’y a plus d’URSS, il n’y a plus que le PC, c’est là tout le problème. Le poste politique le plus haut est celui de secrétaire général du PC. Être président du soviet suprême ne signifie plus rien, et Gorbatchev le comprend. Le PC est au dessus de la nation. En effet, pour s’imposer le PC était, à tous les niveaux, dans l’union soviétique. C’est lui qui donnait à manger, qui éduquait. Tous les bienfaits lui revenaient certes, mais aussi tous les malheurs. Le Glasnost a produit de cibler directement le PC pour ce qu’il a échoué, Afghanistan, Tchernobyl, pénurie etc. Le plinum du parti soviétique adopte en 89 la politique des nationalités du parti dans les conditions modernes, le nouveau credo.

Ce document, qui sert de plateforme, contient des dispositions précises (à retrouver) :

- les républiques de l’union ont tous les droits correspondants à leur statut d’E socialiste et souverain.

- les républiques peuvent s’opposer aux décisions […]

Pour sauver leur place les apparatchiks sont prêts à reconnaître tout et n’importe quoi, et peut-être surtout n’importe quoi. En renforçant la place des républiques au sein de l’union ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Deux ans avant 1991 le sort de l’URSS est scellé par ce texte.

En 1991 la situation ne s’est pas améliorée, le PC est ciblé comme responsable de la situation. En août les conservateurs qui entourent Gorbatchev font un putsh militaire afin de rasseoir le pouvoir de l’URSS par la force. L’armée rouge est envoyée à Moscou pour arrêter les anti-communistes et faire taire Eltsine. Mis au courant par les américains de ce complot réussis à faire échouer le putsch, notamment par le ralliement de la population moscovite à sa cause. L’occasion est historique de s’opposer aux communistes et donc à l’URSS.

Gorbatchev est libéré mais décrédibilisé, il n’a plus d’autre choix que de dissoudre les institutions soviétiques comme le KGB ou de faire interdire le PC.Il va tenter de sauver les unions d’E souverains mais celle-ci devient inacceptable. C’est Eltsine qui va notamment discuter indépendance de l’Ukraine. Bref, Gorbatchev ne contrôle plus rien car l’URSS n’existe plus, n’est plus reconnue par aucune puissance internationale et décide d’abandonner les derniers partisans de l’URSS. Le 25 décembre 1991 il démissionne de ses fonctions.

Eltsine arrive au pouvoir, et c’est ainsi que se forme l’actuelle Russie.

Selon un prof de droit internationale, la construction d’un E fédéral : en URSS il ‘avait pas un seul privilège pour aucune nation, le rapport entre les peuples étaient égaux, fondés sur l’entraide ; mais en vérité l’URSS est une zone de domination où le PC impose sa domination sur les nations et des ethnies oppressées. L’URSS est donc l’héritière de l’empire russe des tsars.

L’URSS rappelle en écho à Rome que la république utilise le droit pour alimenter son discours et cacher son essence oligarchique. En république, de liberté, il n’en est pas question. La république interdit de choisir un autre régime pour le gouverner, et la Vè est sûrement la plus claire à ce sujet, cf ART 89.

La république a un fonctionnement oligarchique et l’URSS l’a assumé en dépossédant l’E au profit des apparatchiks du PC. Le résultat est le même : les républiques déclarent rejeter le gouvernement personnel pour le plus grand nombre mais les procédures politiques et électorales, en réalité, ne servent que de couverture et d’écran pour cacher la répartition du pouvoir. On retrouve également l’ADN de Rome, qui se retrouve dans l’histoire de toutes les républiques, qu’importe l’endroit ou le temps : l’idéal républicain du collectif sert à cacher. Lorsqu’on parle de république on cherche moins à la décrire qu’à la présenter comme elle est ; on parle de comment elle devrait être, c’est-à-dire comme un idéal, et c’est peut être là la grande leçon de l’histoire de la république, qui s’est élevé hors du débat politique mais comme un idéal à atteindre. En république le peuple souffre d’un syndrome de Stockholm, en ce qu’on cherche des solutions à la république par des problèmes posés par la république.

A quoi sert une C ? En royauté la C sert à limiter le pouvoir du souverain ; autrement dit en république on fait confiance au pouvoir. Si on part du principe que la loi libère, c’est un rapport de confiance, et c’est terrifiant car on part du principe que le législateur républicain est vertueux. La république est, au final, le régime de l’intérêt privé élargit, imposé à tout prix car avantageuse pour ceux qui la gouvernent.

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