• Sylvie

Histoire de la République - 11

Chapitre 11 – La révolution française

Période courte de la révolution française, et particulièrement dense.

1789 : prise de la Bastille, DDHC, tout le monde pense connaître la Rf. De 1789 à 92 : l’idée de fonder une république n’apparaît pas tout de suite.

89 : réunion des E généraux par Louis 16, l’AR est ç bout de souffle financièrement, administrativement, politiquement dont les E généraux sont convoqués à Versailles, qui n’avaient pas été réunis depuis plus d’un siècle. Les choses tournent tmal pour le roi : les députés du Tiers E souhaitent un vote par tête et non plus par ordre (cf comices romaines). Le roi refuse, mais le Tiers E refuse de quitter la salle et déclare représenter la nation, inspiré de la philosophie des Lumières. Comment peut-il le revendiquer ? Parmi les représentants de la noblesse et du clergé certains prêtres et nobles acceptent l’idée qu’il faut une représentation nationale. Ces députés se réunissent, prêtent serment de donner une C à la France et forme la première Ass. N. constituante.

Le roi la reconnaît, et finalement la souveraineté, qui appartenait à un roi légitimement sacré, élu de dieu, passe dans une Ass. De représentants. Juridiquement la Rf semble bien finie, puisque c’est le transfert de la souveraineté du roi au peuple.

Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Dans quel système va-t-on fonctionner ? Qui va faire les lois, les règles, qui va gouverner ?

Eté 1789 : les discussions commencent et il faudra un an et demi pour les résoudre, cf C de 1791. Il faut imaginer des débats virulents, éloquents, avec d’un côté ceux qui s’annoncent comme + extrêmes, qui souhaitent la disparition du roi, et ceux qui veulent le conserver.

La C de 1791 instaure une monarchie constitutionnelle, à l’exemple de l’Angleterre. On garde momentanément le roi mais on lui hôte bcp de ses pouvoirs : c’est le législateur, l’Ass N, qui fait les lois ; il ne peut plus nommer qui il le souhaite parmi les ministres ; enfin il doit prêter serment, non à pas à dieu comme pendant le sacre mais à la C.

En 1791 tout semble « réglé » : C, monarchie constitutionnelle, fin de l’absolutisme du roi (seulement chef de l’exécutif) et la population semble représentée par une assemblée. Représentation tout de même limitée : pour pouvoir élire un représentant i faut payer un impôt : c’est le suffrage censitaire, et payer encore + cher si on veut se présenter. Autrement dit le corps électoral est réduit.

Parmi certains agitateurs de la constituante l’idée ne plaît pas, car les pauvres ne peuvent pas être représentés. La C de 1791 tente donc un équilibre : réduire le pouvoir du roi mais le conserver. Mais cet équilibre est fragile car l’Ass dispose de beaucoup de pouvoir : avec les projets de loi elle peut réformer comme elle le souhaite le pays.

En plus de ce déséquilibre il y a aussi des pb extérieurs : les monarchies européennes ne sont pas très satisfaites de voir le roi millénaire de France obligé de prêter serment, limité à un rôle d’exécutant et les troubles commencent à naître. On commence à préparer la guerre, déclarée en 1792 à l’Autriche et, en réalité, à toutes les monarchies européennes. Les troubles sont nombreux, et Louis 16, qui prête serment à la Constitution, s’enfuie quelques jours après à Varennes pour être ramené aux Tuileries. Comment faire quand le chef de l‘exécutif joue à une double-jeu ? N’y a-t-il pas un grave problème politique ?

Soucis majeurs relevés par tous les opposants à la monarchie : Condorcet, Des moulins, Danton et les autres, expliquent que la monarchie constitutionnelle n’est pas le bon régime. Mais la C ne prévoit rien de tel, il y a un ordre de succession, on ne peut pas le renverser juridiquement.

Les discours de ces orateurs finissent par amasser des soutiens et le 10 août 92 les Tuileries sont envahies par les force révolutionnaires, les sections de Paris, et la garde nationale chargée en principe de protéger les lieux. Le roi, à la suite, est arrêté. Pourquoi ? Le prétexte est venu d’une maladresse du chef de l’armée autrichienne qui a écrit dans un manifeste qu’en cas d’atteinte à la famille royale la famille royale autrichienne interviendrait. Cela met le feu aux poudres car cette armée est très près de la France, or l’armée française est défaillante à pleins de niveaux, on craint de ne pas pouvoir les repousser. L’audace consiste à renverser le roi pour s’assurer qu’il ne jouera pas double-jeu, car on pense qu’il tente de saboter la révolution. Le roi est destitué, l’assemblée, composée de modérés, monarchistes et soutiens, se trouve impuissante : la plupart des soutiens de Louis 16 craignent pour leur vie, résultat l’assemblée n’est plus nombreuse, ne peut plus rien, elle le sait et annonce sa dissolution et annonce une nouvelle ass : la convention nationale.

Elle va mettre en place un régime sans roi, d’un régime républicain. C’est du moins la simplification de cette idée : il n’y a plus de roi, nous sommes donc en république, idée qui tiendra au cours des 19 et 20

22 septembre 1992 est proclamée la première république française. On ne fait pas une révolution pour proclamer une république mais pour réformer l’AR, pour accorder au peuple des droits, réformer la fiscalité, la justice, on ne pense pas encore à se séparer de la figure du roi. Ce sont les troubles ultérieurs qui aboutissent à la suspension de la monarchie puis à sa disparition. C’est une des leçons de cette histoire révolutionnaire, dont les objectifs ont beaucoup changé. 89 : monarchie constitutionnelle ; en 92 on veut une république.

I. La république naissante : 1792-1793

Se fait de façon implicite : « le calendrier sera daté de l’an 1 de la république », pas de grande proclamation. Une des raisons c’est qu’on ne sait pas vraiment ce qu’est une république : quelle C ? qui aura le pouvoir ? Quels seront les droits des citoyens ? Ces question divisent en deux l’assemblée : les girondins et les montagnards.

Les girondins se rassemblent essentiellement autour des députés de la Gironde. Condorcet, Brissaut ?? par exemple. Ils sont considérés comme modérés : il veulent respecter le droit de propriété, hostiles aux groupes révolutionnaires (Commune de Paris). Fin 92 et début 93 ce sont les plus éloquents.

A l’opposé les montagnards, parce qu’ils siègent, dans les Ass. En haut de l’estrade. Ce sont les plus extrêmes. Robespierre, Danton, Marat, Saint Just. Ils veulent renforcer la république, en faveur d’une re distribution des richesses, veulent que le peuple fr ait un droit à l’insurrection, une C ultra-démocratique avec l’égalité maximale, également financière.

Au début ils sont à peine une trentaine mais ils ont un avantage : ils jouent à domicile, et les sections parisiennes (groupes armés) sont quasiment à leurs ordres. De plus, ils apparaissent nettement moins divisés que les girondins, ce qui se voit lors de l’affaire du procès du roi.

Arrêté, qu’est ce qu’on en fait ? Les montagnards disent qu’il faut l’éliminer, parce que tant qu’il est là il y a un risque de restauration monarchique, et qui sait ce qu’il se passera si l’armée autrichienne rentre à Paris. Pour les montagnards il ne faut pas de retour en arrière.

De leur côté les girondins sont plus divisés, certains sont en faveur de sa mort, d’autres son emprisonnement, d’autres pour s’en servir comme otage pour des négociations. Ces divisions apparaissent au grand jour, tellement que les montagnards finissent par rempoter de plus en plus la majorité.

Les girondins vont perdre en crédibilité et vont perdre notamment la face lors du procès de Louis 16, exécuté en janvier 1793 (procès politique, on sait qu’il sera coupable, la vrai question porte sur son exécution ou non).

La mort du roi annonce la marche de la révolution, annonce sa direction car on ne peut pas proclamer la république par un texte de loi mais en « versant le sang d’un roi ». Les montagnards sont en position de force, les diverses réformes sont passées ; les girondins apparaissent tellement divisés qu’ils ont l’air inactifs.

Après avoir renversé le roi les montagnards s’attelèent, cette fois, au renversement des gironds. Le 2 juin 1793 les sections paridiennes envahissent l’ass, menancent les députés girondins et la convention nationale est déosmrais aux mains des girondins.

Au sein des jacobins des groupes se divisent. Les travaux de la convention vont commencer dès juin. Premier objectif : la C, car il n’y a touours pas de textes, d’exécutif (qui fonctionne sur les aciens ministères). 24 juin 1793, deuxième Constitution que connaîtra la France.

C’est la C montagnarde, extrême, presque utopique : elle a quelque chose d’attrayant, de romantique presque. Elle est d’abord ultra-démocratique, dans le sens où les montagnards sont en faveur d’une égalité absolue ; le suffrage est universel ; le peuple a le droit à l’insurrection. Elle est adoptée par référendum, pour qu’il soit certain qu’elle est démocratique, ce qui est une nouveauté (85 % d’abstention, mais quand même l’intention est là). De plus, cf actualité, il y a un système de référendum permettant au peuple de demander la révision ou l’adoption de lois. Le mécanisme est complexe, passe par des ass primaires, délai de 40 jours, mais peut être apparenté au RIC.

Pour beaucoup dce référendum est inapplicable (40 jours pour obtenir une révision des lois, ce qui était très court à l’époque). Mais on peut reconnaître une intention démocratique.

Cette C est également ultra-égalitaire : linstruciton, les secours doivent être accessibles à tous, connotation sociale qui cependant ne sera pas mise en place.

Enfin elle est utopique, cf ART 1 : « e bonheur commun est le but de toute société ». Comparaison avec les déclaration améirciane : pas de droit au bonheur mais à la poursuite du bonheur ; en France on a le droit d’être heureux. Le droit à l’insurrection est reconnu et la liberté n’a plus de bornes, or peut-on avoir une police ? Y a-t-il des délits ? Les proclamations restent lettres mortes, le droit à l’insurrection c’est respecter les émeutes et le refus des obligations de la convention, etc. N’a pas pensé les conséquences, et cette C va être suspendue.

La situation ne s’arrange pas malgré la victoire à Valmy ; l’armée républicaine, mal équipée et organisée, n’arrive pas à s’opposer aux armées européennes. A l’intérieur du pays les choses ne vont pas non plus, avec la levée massive d’hommes pour l’armée.

Des provinces ne l’acceptent pas, notamment en Vendée, qui se soulève et repousse les représentants de la conventino nationale, ce qui est une carastrophes pour les montagnards, car signifie qu’au sein de la République il y a des dissensions, des troubles, des dangers. Contraidtion avec la C qui reconnaît le droit à l’insurrection ; les vendéens ne font-ils pas qu’appliquer ce droit ? On est face à un problème juridique. On le résoud avec un système d’exception : en septembre 1793 la C et les droits qu’elle offre vont être suspendus, pas annulés, jusqu’à la paix extérieure et intérieure, autant dire qu’il n’y a pas de délais.

On voit la suspension d’un régime ordinaire au nom de la survie de la République, emprunt évident à la dictature, à l’antique. On ne pas pas nommer un homme cependant, détenteur de tous les pouvoirs, mais un comité aux pouvoirs exceptionnels, d’urgence, le Comité de Salut public. En 1793 commence une période plus sombre de la république puisqu’on déclare que la Terreur est désormais à l’ordre du jour : pour sauver la Rép il faut terroriser les ennemis.

II. La république oppressante (1793-1794)

Le comité de Salut public suspens la C et ses droits, ce n’est pas un simple état d’exception mais de Terreur puisqu’elle est ouvertement déclarée. Mais pourquoi ? On commence à avoir un discours ami/ennemi, il n’y a pas de juste milieu. Mais pourquoi ce mot ? Le mot Terreur sort un peu de nulle par et personne n’est sur de ce qu’il signifie. Pour Robespierre c’est une justice, prompte et sévère mais une justice quand même, un moyen de comprimer les ennemis. Pour d’autres c’est simplement la suspension temporaire de la C.

Donc, dans une première acception, la Terreur est une riposte de tous ceux qui s’opposeraient à la Rf. En quelques mois on s’éloigne de l’utopisme de la C de 93, mais au final pas tant que ça : le bonheur commun ne peut exister que dans une République ; pour le maintenir il faut avant tout stabiliser la République.

Mais la Terreur devient un instrument pour modifier, changer , altérer ou « régénérer » (montagnards) le peuple, tant qu’il y a des royalistes et des opposants à la R il faut le « soigner » pour lui inculquer une qualité qu’il n’a pas : la vertu. Evolution d’un discours sur la liberté, l’égalité, à un discours sur la régénération du peuple, la vertu républicaine.

Qu’est ce que la vertu, cf Rousseau : capacité qu’a le citoyen de mettre de côté ses intérêts privés. Quand no vote une loi, ne pas penser à son intérêt individuel, du moins dans son idée originelle car elle va rapidement devenir un prétexte à n’importe quoi.

Il fallait abattre l’AR, fait en 91, renverser le roi, 92, unifier les forces politiques, 93, il faut maintenant « régénérer le peuple » en 94, comme si la Révolution devait être continue.

Régénération le peuple est presque un terme médical, cf autrefois « faire une saignée » : le peuple est considéré comme un corps malade sur lequel il va y avoir des saignées. Octobre 93 : loi des suspects qui permet d’arrêter et détenir tous ceux qui sont considérés comme suspects, hostiles à la République. Sur quel fondement le déclare-t-on ? Suspicions des nobles, les anciens nobles, clergé réfractaires, les déserteurs, mais aussi tous ceux qui, par leurs écrit et actions, se sont montrés comme les ennemis de la liberté. A noter : au début ces arrestations n’aboutissent pas toujours à des exécutions. Le risque principal vient toutefois du traître, celui qui se prétend de la République mais qui n’en est pas, l’ennemi invisible, qui aboutit à une augmentation, à une aggravation de la Terreur. Le tribunal extraordinaire va pouvoir juger à toute allure, cf loi juin 94 : si on a au tribunal révolutionnaire soit on ressort libre, soit mort. Il ne s’agit plus de retenir, de comprimer, mais d’anéantir l’ennemi. Pas de témoins, pas de preuves ; la seule garantie est d’être jugé par un juré de patriotes ; s’il y a un doute. D’1/3 d’exécutions, cela passe à 2/3. On exécute le lendemain, sans voie de recours.

Fouquier-Tinville va dresser des milliers d’actes d’accusation en quelques semaines, on fini même par avoir des jeux de hasard sur la guillotine (la tête sera-t-elle tranchée d’un coup, etc., possible de gagner un peu d’argent…). La guillotine, le « rasoir national », fonctionne plein régime. Tout le monde y passe, les girondins, les juges (pour cause parfois de lenteur, contre-révolutionnaire).Tout le monde peut être dénoncé par le voisin. Exécution des sœurs Carmélites qui ont refusé de prêter serment de fidélité. En province, il n’y quasiment pas de tribunal : certaines villes se révoltent contre la Convention nationale, on y envoie des représentants chargés de mettre a pas les autorités administratives pour stabiliser les population. Pas de procès, pas de temps, c’est Fouché qui s’en charge. A Nantes, pour préserver les munitions, on procède par noyade, dont s’occupe Carrier (appelé aussi « la déportation verticale). En Vendée c’est l’armée qui s’en charge, cf les colonnes infernales qui viennent incendier les villages, éliminer la population dès le moment où on pense, seulement, qu’elle est contre la Convention. Certains on pu parle de génocide des vendéens, même si l’expression est anachronique. 300 000 morts civils en quelques moi (on ne parle pas des armées).

La pratique de la Terreur est donc l’organisation de massacres qui visent également les députés, dont les avocats de Louis 16 qui essayent d’être arrêtés ; les modérés, les indulgents, etc, tout le monde y passe à tel point que la Terreur fini par se retourner contre ceux qui l’ont créée.

Elle se retourne d’abord comme les enragés ou les exagérés, issus des Montagnards et menés par Hébert. Pourquoi vont-ils aussi être exécutés ? Car trop dangereux et illustrent des divisions au sein de la Convention N, ce que les montagnards ne veulent pas montrer au vu de la situation de crise, exceptionnelle. Or Hébert et les autres critiques Robespierre pour être trop tempérés. Conclusion : ils sont contre la Convention N.

Cela se produit également avec Danton, éliminé car contre-révolutionnaire. Il voit les massacres, commence à douter, pense qu’il faut ralentir la marche de la Terreur. Avec ses soutiens, notamment Des Moulins, va prendre la parole pour être plus « indulgents ». Même système, ils sont considérés comme des ennemis de la République, de la révolution. Peu importe les actions passées, Danton et ses partisans sont à leur tour arrêtés et exécutés.

Leur procès pose problème : pas de preuve, de témoins, de défense, etc. Or tout le monde connaît Danton. C’est aussi un orateur remarquable, il va prendre la parole pour se défendre, les soutiens s’amassent, la séance est suspendue, le juge même en rit. On créée une preuve rien que pour son cas, présenté le lendemain au tribunal révolutionnaire où il n’a pas le temps de parler et sera immédiatement condamné et exécuté.

On commence à en avoir assez : si Danton, l’une des plus grandes figures révolutionnaires, a pu mourir guillotiné, plus personne n’est à l’abri et les soutiens de la Convention finissent par craindre pour leur propre vie. Les administrateurs de province, en mission pour pacifier, craignent de rendre des comptes. Ils se préparent à mettre fin à ce système de Terreur, ou plutôt à mettre fin à la suprématie de Robespierre.

Robespierre va commettre une erreur ; il va tenter d’instaurer une nouvelle religion, pour rappel suppression du clergé (religion du roi). Or, sans religion, problème de morale pour unir le peuple. Robespierre pense à la religion Civile, cf dernier chapitre Contrat Social Rousseau. C’est le culte de l’être suprême, qui fait appel, en réalité, à la nature, à l’architecte de l’univers. Ce culte tenté échoue, tout le monde se moque, personne ne comprend. Robespierre est vu comme fragile, le coup de force est préparé, il aura lieu en juillet où on déclare l’arrestation de Robespierre par la Convention. On l’empêche de parler, il est condamné, il s’évade mais est à nouveau arrêté. Il tente de se suicider, se manque, se fracture la mâchoire et ne sera exécuté que le lendemain.

Fin de la Terreur ? Les membres de la Convention n’y pensent pas, il pensent plutôt à leur survie. Les « thermidoriens » pensent à sauver leur peau, et après la mort de Robespierre il y a un soulagement populaire, comme si toutes les actions de la Terreur avaient reposé sur Robespierre. Temps de faire évoluer le régime, l’organisation. La C suspendue restera lettre morte.

On prépare la 3è Constitution en 6 ans. On ne pas d’Assemblée ou de comité tout puissant mais quelque chose qui assure la paix : le régime du Directoire. La Constitution de 1795 est créée, celle qui sera la plus longue en France. Objectif : stabiliser les acquis de la révolution. Il reste une dernière chose à faire : juger les responsables, du moins les survivants. Il est temps de les juger.

Carrier se déclare innocent, et cible la Convention nationale donc, au final, la république. Dans l’idée de Carrier et Fouqué ils n’ont fait qu’appliquer les lois de la République ; autrement dit ils considèrent que, personnellement, ils ne sont pas criminels. Mais la réalité c’est que la Terreur a dépassé les objectifs, la régénération du peuple a tout pris.

La première étape de la Terreur : désigner un ennemi, considérer qu’il n’y a pas d’alternatives ; deuxième étape : nier l’humanité de cet ennemi, une « bête sauvage » ; troisième étape : le citoyen doit aller vers la vertu, suspecter les amis, les partisans, soutiens car il y a peut-être des traites.

Doit fusionner avec la collectivité républicaine : quand on lit leur procès leurs déclarations, etc : Carrier et Fouché « n’avaient pas à réfléchir ». Dans le but impossible de la régénation du peuple on voit à quel point les choses ont dégénéré, à quel point on peu aboutir aux plus grandes atrocités, quelque chose d’assez commun finalement.

Le bilan de 1792-94 n’est pas brillant ; on a renversé le roi sans respecter la C, on l’a exécuté au terme d’un procès tronqué, on a poursuivi les révolutionnaires qui ont été exécutés, on a accompli des massacres en Vendée, etc. La question se pose : comment a-t-on pu en arriver là ? Comment de la philosophie des Lumières, censées ranimer l’humanisme, a-t-on aboutit à la Terreur ? On a cherché les raisons dans la philosophie des Lumières, chez Rousseau. Le Directoire ne va pas chercher la réponse, car les anciens sont des membres souvent le Convention (Fouché, par exemple, devient ministre de la police). La responsabilité est mise sur les montagnards. A l’issue de cela Napoléon fera de même. Pour tirer une leçon : a laissé l’idée d’une égalité, que la société doit être simplifiée, retrouver une vertu antique, ceci est louable. Mais comment la mettre en pratique ? La réponse n’est pas simple. Faut-il faire une république pour un peuple ou faut-il un peuple pour une république.

410 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Chapitre 15 – La révolution de 1917 Selon le calendrier Julien, que personne n’attendait, balaie en quelques jours le régime tricentenaire des Romanoff. Cette révolution débute lorsque les ouvrières d